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Article rédigé par Pierre Ygrié, Les Webs du Gévaudan

Le mot « collaboratif » a été cité des centaines de fois par différents intervenants à la journée Télésanté 2012 organisées par Catel le 29 mars à laquelle j'ai assisté dans les locaux de l'ISIS à Castres. La nécessité de mettre en place des « chaînes collaboratives » a été reconnue par tous. Cette « évidence » est particulièrement avérée en zones rurales. Plus les différents intervenants de la « chaîne » sont éloignés ( patient, généraliste, spécialiste, infirmier, hôpital, aide à domicile (x) , etc…) plus la nécessité de les « relier »s'impose. Jusqu'à l'apparition des nouvelles technologies de l'information et de la communication les outils de liaison se limitaient au téléphone, au fax et au courrier.

(x) à signaler sur ce sujet, à Blagnac, la formation 2A2M (Aide et Assistance pour le Monitoring et le Maintien à domicile) formation unique en France

La télémédecine peut changer la donne

1-La télémédecine en quelques mots :

Les principales applications de la télémédecine ou médecine à distance sont : – la télé-consultation et le télé-diagnostic : consultation médicale à distance – la télé-surveillance ou surveillance à distance d'un patient – la télé-expertise : avis donné à distance par un expert ou un médecin – la téléformation : consultation des informations médicales (bases de données, imagerie, cours de formation) – la création de réseau de télémédecine : transmission des dossiers – la téléchirurgie qui permet de manipuler du matériel médical à distance et d'avoir une action directe du praticien sur le patient.

Les avantages sont connus : limitation  des déplacements (notamment pour les patients âgés ou handicapés), raccourcissement  des délais d'attente, facilitation de la concertation entre médecins généralistes et spécialistes, soins à domicile, etc…Dans de nombreux cas , comme dans celui de quelqu'un que je connais bien, Jean Michel Billaut, l'absence de réseau de télésanté peut s'avérer dramatique

Le professeur Jacques Marescaux disait déjà en 2001 : « il vaut mieux faire voyager les informations que les malades ».10 ans plus tard la télémédecine est officiellement reconnue  (article 78 de la loi la loi HPST du 21 juillet 2009 et  décret d'application publié au JO du 21 octobre 2010) . Nous n'en sommes néanmoins qu'aux balbutiements ! Nous avons devant nous une « montagne » d'obstacles culturels, organisationnels, techniques . Les défis sont énormes . La France peut (doit !) les relever pour faire de son système de santé le système « référent »du 21 ème siècle . Deux conditions pour cela : qu'il y ait un « pilote dans l'avion »de la télémédecine…et dans celui du très haut débit car les deux sont étroitement liés. Nous l'écrivions déjà il y a un an après Télésanté 2011. Depuis des appels à projets ont été lancés, de nouvelles expérimentations sont en cours mais, sur le fond, les choses ont-elles vraiment changé ?

2- Tous les domaines sont concernés par les expérimentations en cours :

La journée Télésanté est, tous les ans, l'occasion de présenter des applications innovantes. En 2012 nous avons pu écouter des témoignages de médecins, de spécialistes de santé, de paramédicaux, d'acteurs sociaux, d'acteurs du domaine de l'innovation, et aussi de patients.

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